Rédigé à 14h40 | Lien permanent
... titre EU Observer, s'appuyant sur des déclarations de Jean-Pierre Jouyet à Ankara.
HV
Rédigé à 15h11 | Lien permanent
Mais ce soutien, que rapporte Jean Quatremer, devrait plutôt l'inquiéter, d'autant qu'il s'exprime dans des termes d'abord un peu absurdes, puis flirtant avec le racisme anti-arménien :
L'ancien vice-président du Parlement européen n'y va pas avec le dos de la cuillère en qualifiant cette obligation introduite dans la Constitution par Jacques Chirac, en 2005, de "quasi forfaiture". "Nous nous arrogeons le droit, tout seuls de bloquer l'adhésion de la Turquie par un référendum de stigmatisation, d'un pays, d'une religion", a-t-il déclaré lundi. "Que Nicolas Sarkozy qui est un opposant à l'adhésion de la Turquie se soit finalement rallié au point de vue de Jean-Pierre Jouyet (secrétaire d'Etat aux Affaires européennes) plutôt qu'à celui de Patrick Devedjian (secrétaire général de l'UMP), là-dessus, je dis bravo".
Il s'en est pris à Devedjian qu'il soupçonne d'arrières-pensées : il "a un comportement, une agressivité qui dépasse les bornes". Et "pourquoi? Parce qu'il est Arménien, qu'il est attaché à la reconnaissance du génocide arménien".
Le Salon Beige relevait ce week-end les inquiétudes que suscite au sein de l'UMP le projet anti-référendum de Sarkozy.
Rédigé à 17h49 | Lien permanent
HV
Rédigé à 17h41 | Lien permanent
Le projet de réforme constitutionnelle, actuellement examiné par le Conseil d'Etat, contient un mauvais coup : la suppression de l'article imposant que les Français approuvent par référendum toute nouvelle adhésion à l'UE. L'ObsE rappelle :
Introduite en 2005 à l’initiative de Jacques Chirac, cette disposition avait pour objectif premier d’écarter la question de l’adhésion turque du débat sur la ratification de la Constitution européenne. Elle permettait ainsi d’apaiser les Français en leur promettant qu’ils décideraient en dernier ressort sur le sujet.
Et il n'y a pas que M. Chirac qui fût favorable au référendum obligatoire. Son ministre de l'Economie, un certain Nicolas Sarkozy, déclarait dès le 26 septembre 2004 :
"Une décision aussi importante que l'adhésion de la Turquie à l'Europe ne pourrait être prise qu'après qu'il y ait eu un référendum en France pour connaître l'opinion des Français"
Le gouvernement ne souhaite pas trop attirer l'attention sur cette partie de la réforme : le résumé qu'en fait le site du Premier ministre n'en pipe mot. On ne sait jamais, certains Français pourraient nourrir l'idée d'une duplicité de leurs dirigeants...
Duplicité qui était peut-être d'ailleurs pire encore qu'ils ne le croient : le toujours intéressant blog (pro-UE) Ceteris Paribus remarque que l'obligation d'un référendum portait sur tout "projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne"... laissant le champ libre à une proposition de loi (soumise par un député ou un sénateur plutôt que par le gouvernement) ayant le même objet.
Add. : un article du Monde d'hier (via le bulletin du matin de Radio Courtoisie) évoque les inquiétudes de députés de la majorité devant ce projet explosif.
Rédigé à 22h20 | Lien permanent
Elu sur la promesse de suspendre "toutes les négociations" d'adhésion avec la Turquie, le président Sarkozy s'était déjà renié plusieurs fois :
Pourquoi ce récit décourageant des étapes du reniement du Président ? Parce qu'il vient de confier à Pierre Lellouche, un partisan de la Turquie dans l'UE, une "mission" sur les relations franco-turques. Avec le pro-adhésion Bernard Kouchner aux Affaires étrangères, et Jean-Pierre Jouyet (qui refuse de se déclarer contre l'adhésion) aux Affaires européennes, la messe de l'adhésion semble dite.
Comme disent les Américains, "personnel is policy" - le choix des hommes révèle, plus que des discours, les vrais choix politiques.
Rédigé à 20h56 | Lien permanent
On se prend à espérer, en lisant ce post du correspondant bruxellois du FT. Le journaliste ne craint pas que la crise refroidisse les membres actuels de l'UE, mais plutôt que le manque de soutien de l'UE aux dirigeants élus (menacés par l'establishment laïque) pourrait retirer aux Turcs l'envie de poursuivre leur quête d'adhésion.
L'opinion publique turque est déjà beaucoup moins enthousiaste au sujet de l'UE qu'elle ne l'était au début des négociations, en 2005. Il ne serait pas difficile d'imaginer le soutien populaire s'affaiblir encore davantage si l'UE manquait de donner une réponse ferme aux dernières menaces politiques en Turquie.
Mais peut-être que c'est exactement ce que souhaitent certains dans l'UE ?
Le journaliste, remarquant que la Turquie n'a pas été mentionnée lors des débats sur l'Union pour la Méditerranée au dernier Conseil européen, estime que l'adhésion de la Turquie "n'est plus une cause pour laquelle [les dirigeants de l'UE] sont prêts à se mouiller."
Mais l'enthousiasme des dirigeants de l'UE n'est pas nécessaire à l'adhésion : s'ils ne sont pas prêts à se mouiller en sens inverse, et à risquer une crise pour qu'elles cessent, les négociations d'adhésion, maintenant qu'elles sont lancées, iront sans doute jusqu'au bout.
Rédigé à 21h05 | Lien permanent
Ce sera le seul communiste à la tête d'un pays membre de l'UE.
Mais surtout, il semble être plus accomodant envers les Turcs que son prédécesseur.
HV
Rédigé à 09h24 | Lien permanent
Le premier tour de l'élection présidentielle chypriote a eu lieu ce week-end, et a vu l'élimination du président sortant, Tassos Papadopoulos. Ce dernier, élu dès le premier tour avec 51,5% des voix en 2003, est en effet arrivé troisième, avec une chute de 20 points.
Il faut dire qu'en 2003, il était soutenu par l'essentiel des partis de gauche et le sien, centriste (affilié à l'ALDE). Cette coalition s'est toutefois divisée cette fois : les communistes ont présenté un candidat - et ce dernier est arrivé second, derrière le candidat du parti de centre-droit (affilié au PPE).
Il paraît certain que le prochain président sera plus favorable aux Turcs que le sortant : ce dernier avait en effet mis tout son poids pour faire rejeter par référendum le plan Annan de réunification de l'île, qui accordait d'importants privilèges à la communauté turque. Les deux finalistes, le communiste et le PPE, étaient respectivement ambivalent et favorable à ce plan.
Rédigé à 20h33 | Lien permanent
Dans une interview au blog (français) 5 Years Later, l'eurodéputé Paul-Marie Coûteaux dit pourquoi :
[L]es Grecs sont tétanisés. Ils ont même vraiment peur. Les souverainistes qui ont fait campagne sur ce thème n'ont fait que 6 % dans les urnes, la masse des Grecs voit surtout les 714 violations de l'espace aérien grec par l'armée turque en 2006. Presque 2 par jour. Systématiquement une le matin et une l'après-midi, pas toujours au même endroit d'ailleurs. Un coup en Thrace, un coup en mer Egée. Or, personne ne réagit en Europe. Les Grecs attendent simplement que la Turquie rentre en pensant qu'ils auront la paix.
Henri Védas (via e-Deo)
Rédigé à 21h46 | Lien permanent