... pour demander une nouvelle directive "anti-discrimination" au profit des homosexuels.
Plus tôt dans l'année, le commissaire à la Justice Franco Frattini avait résisté à cette revendication des groupes de pression gays, en partie pour ne pas gêner le référendum irlandais. On peut craindre que la question ne surgisse à nouveau sous son malléable successeur Jacques Barrot, en particulier après le 12 juin et sous la présidence française.
Mise à jour 22H25
Le rapport de Mme Elizabeth Lynne (ALDE, RU), demandant à la Commission une super-directive anti-discrimination, a été adopté par le PE par 362 voix contre 262 et 56 abstentions. Un amendement du PPE, cherchant à atténuer la résolution, a été rejeté par 371 voix contre 284.
Le rapport se présente, dans les mots de Mme Lynne, comme voulant "mettre un terme au caractère hiérarchisé des protections contre les différentes formes de discrimination". Qu'on ne s'y trompe pas : ce langage codé signifie simplement aligner la législation contre "l'homophobie" sur celle contre le racisme - un amalgame aux conséquences glaçantes (illustration).
La résolution s'en prend également aux discriminations "indirectes" - concept éminemment glissant, que précise Yves Daoudal.
HV
Add. : détails, et commentaire, chez Yves Daoudal.
Add. : un point intéressant : ce vote ne figurait pas dans l'ordre du jour diffusé par le PE. L'urgence du sujet méritait donc un ajout précipité ?