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15 avr. 2008

Turquie : Sarkozy inquiète ses amis, mais reçoit le soutien de Moscovici

Mais ce soutien, que rapporte Jean Quatremer, devrait plutôt l'inquiéter, d'autant qu'il s'exprime dans des termes d'abord un peu absurdes, puis flirtant avec le racisme anti-arménien :

L'ancien vice-président du Parlement européen n'y va pas avec le dos de la cuillère en qualifiant cette obligation introduite dans la Constitution par Jacques Chirac, en 2005, de "quasi forfaiture". "Nous nous arrogeons le droit, tout seuls de bloquer l'adhésion de la Turquie par un référendum de stigmatisation, d'un pays, d'une religion", a-t-il déclaré lundi. "Que Nicolas Sarkozy qui est un opposant à l'adhésion de la Turquie se soit finalement rallié au point de vue de Jean-Pierre Jouyet (secrétaire d'Etat aux Affaires européennes) plutôt qu'à celui de Patrick Devedjian (secrétaire général de l'UMP), là-dessus, je dis bravo".

Il s'en est pris à Devedjian qu'il soupçonne d'arrières-pensées :  il "a un comportement, une agressivité qui dépasse les bornes". Et "pourquoi? Parce qu'il est Arménien, qu'il est attaché à la reconnaissance du génocide arménien".

Le Salon Beige relevait ce week-end les inquiétudes que suscite au sein de l'UMP le projet anti-référendum de Sarkozy.

Henri Védas