La CEDH impose l'adoption homosexuelle
Une faille dans le dispositif français d'adoption (la possibilité d'adopter par des célibataires) était connue, il ne restait plus aux militants gay qu'à l'exploiter.
Jeanne Smits résume les faits :
[L]es juges européens ont donné raison à "E.B." qui se plaignait d'avoir été victime d'une discrimination du fait du refus des autorités et des tribunaux français de lui permettre d'adopter un enfant en raison de son « orientation sexuelle » Le refus avait été motivé par le « défaut de “repères identificatoires” dû à l’absence d’image ou de référent paternel et par l’ambiguïté de la situation de la compagne de la requérante par rapport à la procédure d’adoption». La Cour de cassation avait rejeté sa demande le 5 juin 2002.
Le blog catho E-Deo résume les faits. Et commente à juste titre :
Cette décision est très lourde de conséquences et consacre le “droit à l’enfant”. Les personnes célibataires ouvertement homosexuelles vont pouvoir adopter avant de se PaCSer. Puis, elle déploreront l’hypocrisie de notre société qui refuse que soit reconnu(e) le ou la partenaire comme autre parent de l’enfant, chiffres -sans doute grossièrement exagérés- d’enfants concernés à l’appui. Et alors, l’adoption par les paires d’homosexuelles sera rendue possible.
Remarque du blog Le Conservateur :
La Cour de Strasbourg a pourtant débouté un homosexuel français qui se plaignait de la même situation. Discrimination de la cour européenne envers la gente masculine?
Le lobby euro-gay ILGA-Europe (qui soutenait la plaignante, et, accessoirement, est subventionné par l'UE) crie victoire.
Il reste que la faille dans laquelle la CEDH s'engouffre pourrait se refermer : il faudrait pour cela que le législateur français réserve l'adoption aux couples mariés. Rappelons qu'un sondage de 2004 donnait 65% de Français "opposés" à l'adoption par des couples homosexuels (dont 43% "tout à fait opposés", contre 8% "tout à fait favorables").
Henri Védas