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13 déc 2007

Dans le Daily Telegraph :

Les dirigeants européens n'espèrent plus convertir leurs peuples. Tout comme le Printemps de Prague avait persuadé les communistes d'Europe de l'Est qu'ils ne pourraient jamais permettre une démocratie complète, le vote "Non" des Français et des Néerlandais a durci l'attitude des Euro-apparatchiks vis-à-vis de leurs électeurs.

Les eurocrates on cessé de se dire que les peuples changeraient d'avis une fois qu'ils verraient les avantages [de l'UE]. Maintenant, comme les dirigeants des Etats de derrière le Rideau de Fer, ils exigent l'acceptation plutôt que l'approbation, le consentement plutôt que le consensus. Ils n'espèrent plus nous convaincre, mais simplement nous amener à capituler par lassitude.

Et, l'un dans l'autre, ils y réussissent. Que ce soit par apathie, par fatalisme ou simplement par indifférence, nous laissons nos dirigeants nous marcher dessus.

Je ne crois pas avoir déjà lu cette analyse du "durcissement" de l'UE après 2005 - mais elle sonne vrai.

Henri Védas